le témoignage d'Isabelle

Voilà quelques années déjà, j’ai eu la chance de rencontrer Christiane.

La philosophie d’Écoute ton corps m’a toujours interpellée et suite à une accumulation d’épreuves, j’ai craqué et me suis retrouvée en dépression.

Je dois dire que j’ai essayé plusieurs méthodes parallèles et aussi la psychologie, mais peu d’évolution sur le grand sujet de ma vie, ma relation aux hommes. C’est à ce moment-là que j’ai cherché une thérapeute en Suisse qui pratiquait la méthode "Écoute ton corps" car j’avais tous les livres, mais j'avais aussi besoin de quelqu’un pour la mise en pratique.

Grâce à Christiane qui m’a aidée à trouver le chemin profond de mes maux et à les interpréter, j’ai pu avancer dans ma vie et régler plusieurs conflits. Je dois dire qu’avant cette approche, mes relations aux hommes étaient très compliquées. Je fuyais les hommes responsables et matures et j'étais toujours attirées par des hommes à l’extrême opposé de ce qui me correspondait.

Ce travail sur moi m’a permis de remonter la pente et de sortir de mon état dépressif. Par la suite j’ai aussi rencontré la personne qui me correspondait et dont je rêvais et que je fuyais en même temps. Cela fait environ 7 ans maintenant que nous sommes ensemble et tout se passe bien.

J’ai eu recours à Christiane à plusieurs reprises et aujourd'hui, je peux dire OUI à la vie et je me sens heureuse…

Isabelle

le témoignage de Rachel

Je suis une jeune femme dans la trentaine, maman d'une petite fille, avec un parcours de vie, une suite d'événements, des jours avec et des jours sans... Tout est allé très vite depuis la rencontre avec le papa de ma fille, une maison, un enfant, tout pour être heureux.

Et pourtant, au fond de moi, je n'étais pas bien du tout ! Je ne trouvais pas ma place dans mon couple et n'arrivais pas à l'exprimer. Depuis le début de ma grossesse, je me posais beaucoup de questions. Je me disais : mais qu'est-ce que je fais là ! Avec le temps, une distance s'est installée entre mon mari et moi, moi c'était l'éducation de notre fille et la maison, lui c'était le travail.

Une conférence de Lise Bourbeau, avec son école de vie " Écoute ton corps ", m'a fait réaliser que j'avais besoin d'aide, que seule je n'y arriverais pas. Même si je me sentais forte en face de certaines difficultés, je me retrouvais en dépression. J'ai cherché une thérapeute qui travaillait avec cette méthode. Je l'ai trouvée en Christiane Kolly. De plus, elle travaillait pas très loin de mon domicile.

Durant un an, je suis allée la voir régulièrement. Je revenais souvent sur les mêmes choses, j'ai beaucoup mis la faute sur les autres, j'étais une pauvre fille, personne ne m'aimait, je me plaignais sans cesse. Je ne savais pas, au fond, ce que je voulais. Je faisais du sur place.

Un jour, Christiane m'a dit clairement : " Réfléchis à ce que tu veux vraiment, c'est important. Prends un temps d'arrêt. Je ne vois pas d'évolution. Quand tu seras prête, tu reviendras, si tu veux. "

Aujourd'hui, après quelques années, je me rends compte de certaines choses, je ne me juge pas (enfin moins), j'accepte d'avoir été ainsi. Le monde n'a pas été fait en un jour, je suis en évolution. J'ai écrit ce que je vivais, ce qui me plaisait, ce qui me plaisait moins. Après une grande réflexion, j'ai décidé : maintenant je fais le choix de ne plus vivre ainsi. Je veux une belle vie, j'assume les conséquences de mes choix. Je mérite le bonheur. Le bonheur se trouve en moi ... Encore fallait-il en avoir conscience !

Un an après, j'ai repris contact avec Christiane. J'avais quitté le père de ma fille, j'avais changé de travail, je m'étais installée dans un appartement avec ma fille, j'avais acheté une voiture d'occasion, j'avais repris des cours de dessin. J'ai affronté la réalité, pour mon bonheur et celui de ma fille. Je suis fière de vous dire qu'aujourd'hui je suis heureuse.

Je vais toujours en consultation chez Christiane. J'ai envie d'avancer, de guérir toujours plus à fond mes blessures. Travailler à améliorer son état intérieur, une fois que la machine est lancée, il est salutaire de continuer. Quand je me retrouve avec un malaise ou une maladie, je me plonge dans le livre " Ton corps te dit aime-toi ". Je découvre, j'analyse, ça m'aide énormément.

Je me surprends même à faire bénéficier mon entourage de mes connaissances, si c'est bon pour moi, ça l'est pour eux aussi. Je m'octroie des moments de tendresse et pratique la méditation. Tout cela me procure un sentiment d'apaisement et de bien-être. Quand je suis touchée par quelque chose, je retrouve souvent la cause dans le passé et je soigne mon enfant intérieur.

J'ai appris avec Christiane l'égoïsme sain. J'ai appris à m'écouter, à ne plus me morfondre. Je me sens plus forte. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a plus d'embûches dans ma vie, mais que je la prends avec beaucoup plus de sérénité, de compassion, de reconnaissance et d'amour pour moi. La vie est faite de hauts et de bas et toutes ces expériences nous aident à grandir.

Avec Christiane, je peux discuter. Elle m'apporte énormément d'apaisement, j'apprends tellement. J'ai appris que, que ce soit avec notre conjoint, nos parents, nos frères et soeurs, nos amis, nos collègues de travail, nous sommes chaque jour confrontés à des personnes qui sont là aussi pour nous aider à grandir.

Avec du recul, j'arrive à remercier le papa de ma fille pour tous ces " bâtons dans les roues ", car grâce à cela j'ai grandi, avec du recul bien-sûr, sur le moment je ne le voyais pas comme cela.

Christiane est une grande personne. Elle m'aide à me retrouver et à m'aimer telle que je suis. MERCI.

Rachel

je n'attends plus que ça aille bien pour être heureuse

Ayant connu une enfance difficile, je ne vivais que par et pour l’espoir; ma vie tout entière était tournée vers l’avenir. Je ne vivais pas le présent : je le survolais! Dépassée par les séquelles de cette enfance de misère, je ne cessais d’attendre que ça aille bien pour être heureuse. Or, un jour, mon psy m’a rendu un grand service en me disant : «Madame, si vous attendez que tout aille bien pour être heureuse, vous allez attendre toute votre vie. Car dans la vie, ça ne va jamais totalement bien!»

Et moi qui ne vivais que dans l’espoir que tout soit parfait un jour…

J’ai mis du temps à comprendre et à intégrer cet enseignement. Heureusement, ce fut finalement le cas : avec le temps, j’ai échangé l’espoir (cet outil de survie d’un autre temps) contre le positivisme et la capacité d’élaborer un plan B (pas mal plus utile pour vivre ma vie, avec tout ce qu’elle comporte de positif et de négatif). Et lorsqu’un médecin m’a affirmé, les yeux dans les miens, qu'étant donné mes multiples problèmes de santé, je serais malade toute ma vie et que la médecine n’y pouvait rien, mon nouvel outil est alors devenu mon bien le plus précieux!

Passer deux mois au lit en raison de multiples et sévères infections ORL et de problèmes respiratoires? Génial, l'immobilisation partielle réduisait l’inflammation lombaire, ce qui me permettait de marcher avec plus de facilité par la suite. Et ce repos forcé me permettait de lire autant de livres que j'en avais envie! Multiples blessures ou limitations aux membres inférieurs m’empêchant de marcher et surtout de danser (moi qui aime la danse)? Pas grave, je peux encore faire de la Zumba sur chaise! Ne plus pouvoir étudier ma langue seconde parce qu'une sinusite me ralentit sérieusement les neurones? Bien, justement, j’ai des CD à classer (chose que je remettais aux calendes grecques et que je peux faire même malade et qui me fait un peu oublier que je suis encore malade)!

Il y a 20 ans, je devais me forcer pour voir le positif d’une situation : maintenant, c’est une seconde nature. Je ne peux vous dire combien ça a changé ma vie : je n’attends plus que ça aille bien pour être heureuse; je le suis, quoiqu’il advienne. Bien sûr, j’ai mes limites comme tout le monde et, parfois, je mets un peu plus de temps à voir le positif ou à trouver un plan B. Mais j’y arrive toujours! Et tout ça, simplement parce que lorsque la vie m’enferme dans un tunnel… j’en creuse immédiatement un autre qui débouche sur le soleil, sur l’air pur, sur la vie!

Soleil, Canada - de Marie-Pier Charron

depuis toujours, j'ai peur du vide...

Depuis toujours, vertige aidant, j’ai une sainte trouille du vide, que dis-je : je DÉTESTE, j’ai HORREUR et suis TERRIFIÉE, par le vide.

M’angoissant rien que d’y penser… au début je me forçais et… m’en voulais de l’échec… Puis, j’ai appris à dire non (par amour et par… fuite pour moi !). J’ai réussi ingénieusement à éviter, tout ce qui de loin, même de trèèèèèèèèès loin, pouvait m’ inviter à affronter cette peur.

Alors quand, lors d’une marche, cet été le «hasard» m’a invitée à traverser une passerelle de 100 mètres de long, avec un caillebotis de 70 cm de large pour y déposer mes pieds et un treillis en guise de rambarde, au-dessus de 90 m de vide… j’ai d’abord, continué ma marche sur d’autres sentiers, lui tournant tout autour, toute la journée et j’aurais pu sans problème retourner sur mes pas. Mais… c’était sans compter avec un désir profond de traverser ma peur, fatiguée, je crois, qu’elle dompte ma vie.

Quand mon amoureux, après m’avoir lu les infos où il était indiqué que la passerelle pouvait accueillir SANS DANGER 120 personnes, s’est tourné vers moi en me disant : - que souhaites-tu faire, on peut sans autre retourner, ne te sens pas oblig… sans lui laisser le temps de terminer sa phrase, je lui ai dit : - on y va et... on y va maintenant.

Il a senti ma détermination et est parti confiant devant et… GLOUPSSSS… je l’ai suivi ! plus qu’hyper-centrée, plus qu’hyper-tendue, le regard plus que figé devant moi, une super attention sur un pas, puis l’autre. Un pas... puis l’autre. Surtout, surtout ne pas m’arrêter, arriver de l'autre côté, vite…

Je n’ai (quasi) rien vu du paysage, rien du vide, rien senti du mouvement de la passerelle. J'ai juste ressenti ma capacité à rester dans un espace infime à l’intérieur de moi, un espace où je pouvais être en confiance. Je ne sais pas comment, mais ce lieu d’amour pour moi et ma peur, a fait que j’avançais, consciente de tout, de ma trouille aussi, mais elle n’a pas eu l’emprise habituelle, puisque j’avançais…

Et c’est seulement à 10 mètres de l’arrivée que j’ai commencé, réalisant que j’avais réussi à dépasser mes peurs, à avoir mes jambes qui se sont mises à flageoler, mon souffle à saccader. Alors je me suis remise là, à l’intérieur de moi, pour terminer ma traversée et me retrouver de l’autre côté de la gorge. J’avais réussi et… tout ceci m’a semblé plus que normal, comme si j’avais fait ça tout ma vie !!!

Bon… je retournerai à ma passerelle et cette fois, il s’agira de la traverser… JOYEUSEMENT, oserais-je même m’y arrêter en son milieu pour savourer ??? Je m’y prépare déjà…

Hier était la fête de nos proches décédés, puissions-nous cultiver cette confiance que, malgré la perte, nous avons en nous cet espace d’amour qui nous relie à jamais, qui fait que nous pouvons continuer dans la traversée de la vie, car l’amour est indestructible, cultiver cette confiance qu’à chaque instant, ils nous "disent" à leurs façons : - tu peux, continue, ose, avance et surtout VIS !

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